j6                         Les Spectacles de la Foire.
fait figne d'abattre les piliers de la loge qui étoient déscellés/'ce qu'il a fait : ct le laquais dudit fleur de St-Edme avec un autre particulier habillé de rouge ont empêché les ouvriers de continuer de travailler, avec menaces de les maltraiter s'ils continuoient. Ce qui les a obligés de venir par-devers nous réitérer leur plainte.
Signé : Hipolite Feuillet ; Jean-François .Letellier.
•i-»»
(Archives des Comm., n° 5827.)
Voy. Terradoire.
L EVASSEUR, directeur d'un spectacle de marionnettes qu'il appelait les Comédiens praticiens, parut à la foire Saint-Ger­main de 1749, et y fit représenter à cette époque : les Fleurs, panto­mime; les Réjouissances publiques, ou le Retour de la paix, pièce en vaudevilles, et Arlequin courrier, pièce en un acte, en vaudevilles.
(Dictionnaire des Théâtres, I, ill ; ll, 5S6 ; IV, 417. — Magnin, Histoire des Marionnettes, 7L)
L IONS. A la foire Saint-Germain de 1750, on faisait ^voir deux lionceaux et un petit tigre apprivoisés : « Le public eft averti qu'il eft arrivé en cette ville un Levantin venant d'Afrique, qui a amené avec lui deux lions, âgés de 4 mois et demi, de la grolTeur d'un veau de 7 mois, avec un tigre, lefquels font privés enfemble et obéiffent au commandement de leur maître comme font les chiens les plus dociles. Il fait voir auffi les peaux des père et mère qui ont 17 pans de longueur. On fera voir ces animaux depuis 9 heures du matin jufqu'à 8 heures du foir à la foire Saint­Germain. »
(Affiches de Paris, 1750.)
L OLOTTE (Charlotte DELAIRE, dite), figura dès 1772 dans les ballets à l'Ambigu-Comique, puis entra ati" spectacle des Élèves de l'Opéra ; elle fut ensuite engagée pour danser à la Comédie-Française; mais au bout de peu de temps elle rentra à l'Ambigu-Comique, où elle était encore en 1781.
(Almanach forain, 1775. te Chroniqueur désœuvré, I, 102.)